
Le bilan immobilier 2025 des Notaires de France, publié le 8 décembre 2025, apporte un nouvel éclairage sur l’évolution du marché immobilier ancien en France métropolitaine. Cette étude repose sur les ventes effectives réalisées du 1er janvier au 30 septembre 2025 ainsi que sur les promesses de vente signées du 1er juillet 2025 au 30 septembre 2025. Au regard de cette étude, si la reprise des transactions dans l’ancien est au rendez-vous, avec 921 000 ventes recensées, c’est surtout la sanction infligée aux logements anciens énergivores qui retient l’attention des professionnels du secteur. Un phénomène qui confirme l’importance qu’occupe désormais le critère de performance énergétique sur les décisions d’achat au sein du marché immobilier dans l’ancien.
Logements anciens classés F ou G au DPE : l’effondrement de leur prix de vente se confirme
Les propriétaires de biens anciens mal classés au diagnostic de performance énergétique (DPE) font face à une réalité de plus en plus contraignante lorsqu’ils se lancent dans un projet de vente. En 2024, une maison ancienne classée G s’est négociée en moyenne 25 % moins chère qu’une habitation de classe D présentant des caractéristiques similaires, contre seulement 17 % de décote trois ans auparavant. Cette tendance s’observe également pour les maisons anciennes étiquetées F, dont la moins-value est passée de 10 % à 18 % de 2021 à 2024. Même dans les zones géographiques très recherchées, où la pression foncière restait jusqu’ici déterminante, l’impact de la performance énergétique ne peut plus être ignoré. En région Bretagne, la décote des logements anciens énergivores est également importante. À Rennes, un appartement ancien de 50 à 60 m2 se vend plus de 17 % moins cher qu’un appartement ancien similaire noté A ou B. Cette évolution traduit l’intégration progressive par le marché des coûts de rénovation nécessaires pour mettre les logements aux normes énergétiques fixées par la réglementation en vigueur. Elle s’explique aussi par l’anticipation des restrictions sur la location des biens énergivores.
Valeur verte dans l’immobilier ancien : l’urgence d’une évaluation énergétique précise
La proportion de passoires thermiques mises en vente avait explosé entre 2021 et le printemps 2023, atteignant un pic de 17 %. Depuis, avec la transformation importante du marché immobilier ancien, on observe un repli progressif, avec une stabilisation autour de 15 % en 2024 et début 2025. Parallèlement, les logements classés C gagnent du terrain sur le marché des appartements anciens, représentant désormais 27 % des ventes au troisième trimestre 2025. Face à l’évolution du marché immobilier dans l’ancien, le recours à un diagnostiqueur immobilier dûment certifié pour établir un DPE rigoureux s’impose. Lors de la vente d’un bien ancien, il est essentiel de connaître précisément sa classification énergétique. Cela permet l’anticipation de travaux de rénovation énergétique éventuels et une négociation en toute transparence. Comme le démontre la dernière étude des Notaires de France sur le marché immobilier dans l’ancien, les acquéreurs privilégient à présent les habitations performantes, conscients que l’investissement dans un logement peu consommateur d’énergie, peu pollueur et thermiquement plus confortable, représente incontestablement un gain économique et patrimonial à moyen terme.