
À compter du 1er janvier 2026, une réforme du calcul du diagnostic de performance énergétique (DPE) se soldera par l’amélioration de l’étiquette DPE de nombreux logements. Si les annonces du gouvernement font état de 850 000 logements qui sortiront du statut de passoire énergétique à cette date, une étude récente révèle la portée globale de cette réforme. Selon les projections établies à partir d’un échantillon représentatif de DPE, ce sont près de sept millions de résidences principales qui devraient gagner une classe énergétique plus avantageuse dès janvier 2026. Cela représenterait un quart de l’ensemble des logements du parc immobilier français. Une belle opportunité donc pour les propriétaires désireux de valoriser leur patrimoine et de rendre plus rentables leurs projets immobiliers de vente ou de location.
Réforme du DPE en 2026 : les logements électriques en première ligne des bénéficiaires
L’analyse détaillée de l’impact de la baisse du coefficient d’énergie primaire de l’électricité au 1er janvier 2026, réalisée par la société Casam, met en évidence que les logements équipés de chauffage électrique seront les principaux gagnants de cette évolution réglementaire du calcul du DPE. En effet, près de 47 % des logements tout électriques verront leur étiquette s’améliorer sans qu’il soit nécessaire d’investir dans des travaux de rénovation énergétique. Cette amélioration mécanique profitera également aux logements équipés de systèmes de chauffage d’appoint comme les poêles à bois ou à granulés, dont un tiers gagnera une classe énergétique. Cette progression automatique de la classe énergétique représentera donc une plus-value immédiate pour de nombreux propriétaires et renforcera l’attractivité d’un grand nombre de biens sur le marché immobilier.
Baisse du CEP électrique : un impact plus grand sur les logements de petite surface
Les propriétaires de studios et de petits logements seront particulièrement avantagés par cette réforme du DPE. En effet, leurs biens, souvent chauffés à l’électricité et ayant déjà bénéficié d’un bonus lors de la révision précédente applicable depuis le 1er juillet 2024, pourraient cumuler plusieurs classes d’amélioration. Un studio classé G avant juillet 2024 pourrait ainsi se retrouver avec une étiquette E en janvier 2026. À compter de l’année prochaine, son propriétaire pourra donc légalement le louer jusqu’en 2034, et ce, sans engager de travaux. Rappelons que l’interdiction de louer pour indécence énergétique instaurée par la loi Climat et résilience cible les logements G depuis le 1er janvier 2025 et concernera les logements F en 2028 et les logements E, en 2034.